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1940, suite à son voyage en Europe, et plus précisément à Paris, Frida revient déçue voire écoeurée par le milieu intellectuel parisien...

"ils ont tellement de foutus intellectuels pourris que je ne peux plus les supporter. Ils sont vraiment trop pour moi. J'aimerais mieux m'asseoir par terre dans le marché de Toluca pour vendre des tortillas que d'avoir quoi que ce soit à voir avec ces connards artistiques de Paris... Je n'ai jamais vu Diego ni toi perdre leur temps à ces bavardages stupides et ces discussions intellectuelles. C'est pour ça que vous êtes de vrais hommes et non des artistes minables." (Lettre à Louis Murray)

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Nickolas Murray et Frida Kahlo (1938)

 

Analyse de l'oeuvre :

Peut-être est-ce pour cela que sur ce visage grave s'exprime également la fierté, l'assurance...d'un regard franc et décidé. Ce tableau est particulièrement abouti dans la manière de se représenter. Les tons sont chauds, et la composition équilibrée. Le rouge du ruban renvoit au feu, à l'énergie vitale et créatrice. Accroché à ses cheveux, ce ruban enlace délicatement son cou. Symbolise-t-il le feu créateur qui l'anime ? Mais ce rouge est également la couleur du sang et par extension de la douleur. Rappellerait-il celles vécues dans sa chair depuis son accident ?

L'un ou l'autre, l'un et l'autre, Frida arbore cet atour avec grâce et fierté... 

 

Ce ruban rouge est enroulé sur sa tête et son cou, et se rattache au singe comme un lien intime entre elle et lui. Comme une veine. Le singe pose sa patte sur l'épaule de Frida. 

Les singes occupent une place importante dans la vie de l'artiste. Elle en a d'ailleurs reçu un de son époux, rapporté d'un voyage dans le sud du Mexique. Et lors de son divorce avec Diego, les singes comblent un vide causé par le départ de son mari. Ils sont un peu comme ses enfants. De ce fait, les singes occupent une place particulière dans l'oeuvre de Frida Kahlo. 

 

 

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